C’est fou comme un petit détail peut changer toute une vie. Moi, ça a commencé par un livre. Un livre écrit par un gars qui a lâché sa job pour voyager tout le temps. Pas un maginal ou un multi-milionnaire là. Un humain comme toi pis moi. En résumé, il dit que les nouveaux riches sont pas ceux qui ont le plus d’argent; ce sont ceux qui ont le plus de temps. À quoi ça sert de faire 200 000$ par année si c’est pour travailler 55h/semaine?! Ça a mijoté un bout de temps dans ma p’tite tête en me disant qu’un jour, je ferais bien ça moi aussi. Un jour.

 

Pis là, j’arrive à ce passage là. Ça m’a fait comme une gifle en pleine face. Comme si ça m’étais personnellement adressé.

For all of the most important things, the timing always sucks. Waiting for a good time to quit your job? The stars will never align and the traffic lights of life will never all be green at the same time. The universe doesn’t conspire against you, but it doesn’t go out of its way to line up the pins either. Conditions are never perfect. « Someday » is a disease that will take your dreams to the grave with you. Pro and con lists are just as bad. If it’s important to you and you want to do it « eventually, » just do it and correct course along the way.

Depuis l’instant précis où j’ai lu ça, ça ne m’a pas quitté l’esprit. Pas une seule journée. Pendant un an.

 

J’ai remis en question pas mal tout. Ma vie en général. J’adorais mon emploi, mais j’avais pas mal de passe-temps aussi. En gros, j’avais juste jamais le temps pour rien. J’étais toujours à la course, pis en retard pareil. Est-ce que c’était vraiment comme ça que je me voyais vivre dans les années à venir? Bien sur que non.

 

Plus tôt l’automne dernier, j’ai écouté un Ted Talk sur la gestion du temps. Pis ça m’a fait réalisé ben des affaires. C’est vrai que le temps c’est toujours mon excuse. Pourquoi j’ai pas de lunch ce midi? Pourquoi je m’entraîne pas 4 jours par semaine? Pourquoi mon appart est en bordel? Pas le temps. Mais c’est pas tant vrai tsé. On a tous 24 heures dans une journée. Il faut juste savoir bien les gérer. Il faut juste décider ce qu’on priorise et couper dans le superflu. Je me suis mise à faire des p’tits calculs rapides : 1 h de transport en commun x 2 (aller-retour) x 5 (lundi au vendredi) = 10 h. 10 h par semaine que je passais dans le métro. Ça, ça m’est tout de suite paru comme du superflu. Encore une autre petite réflexion qui m’a hantée pendant plusieurs mois.

 

Alors voila. J’ai décidé d’arrêter d’attendre un signe du ciel pour vivre la vie que j’idéalise et de foncer. Honnêtement, j’ai trouvé le meilleur des deux mondes. Je continue de travailler dans ce que j’aime, et je peux voyager à temps plein (ou du moins quand je veux!).

 

Bref, c’est pour ça que j’suis assise avec mon carry-on, mon paseport, un aller-simple vers le Texas et un billet pour le SXSW. Bye là!